You are currently viewing Nord-Kivu–Ituri : près de cinq ans après, l’état de siège divise face à l’insécurité persistante

Nord-Kivu–Ituri : près de cinq ans après, l’état de siège divise face à l’insécurité persistante

Près de cinq ans après son instauration au Nord-Kivu et en Ituri, l’état de siège continue d’alimenter débats et interrogations dans l’opinion. Dans un contexte marqué par des massacres récurrents de civils, plusieurs acteurs socio-politique et des responsables impliqués dans sa mise en œuvre livrent des analyses contrastées sur l’efficacité de cette mesure exceptionnelle.

Pour Maître Philémon Ndambi Wandambi, acteur politique proche du pouvoir, l’état de siège a atteint ses limites. Il estime que cette mesure devrait être levée à cause de la persistance des violences malgré son application depuis 2021, ce qui, selon lui, remet en question son efficacité.

De son côté, le bourgmestre de la commune de Mulekera, le commissaire supérieur Dieudonné Ngongo Mayanga, rappelle que l’état de siège reste une disposition prévue par la Constitution. Toutefois, il reconnaît que sa mise en œuvre est confrontée à d’importants défis, notamment l’insuffisance de moyens.

L’analyste politique Babah Lusungu, proche du gouverneur du Nord-Kivu, met l’accent sur les attentes de la population, qui aspire avant tout à la paix. Il affirme que le gouverneur militaire, le général-major Evariste Somo Kakule, poursuit les efforts pour restaurer la sécurité, en dépit des obstacles persistants.

Pour rappel, l’état de siège a été instauré par ordonnance présidentielle du 3 mai 2021 avant son entrée en vigueur le 6 mai de la même année. Cette mesure visait à renforcer la lutte contre les groupes armés, à consolider l’autorité de l’État et à confier la gestion des provinces concernées aux autorités militaires et policières.

Depuis sa mise en place, l’état de siège est régulièrement prorogé par le Parlement, tous les quinze jours, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Pascal NDUYIRI

Laisser un commentaire