La situation sécuritaire reste préoccupante à Goma, où les habitants continuent de subir les conséquences d’une guerre qui bouleverse profondément leur quotidien. Dans plusieurs quartiers de la ville, la vie est devenue un véritable combat de survie, marqué par la peur, la précarité et l’incertitude.
Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, des femmes témoignent avec émotion leurs conditions de vie devenues insoutenables. Ces mamans, autrefois actives dans des activités commerciales, peinent aujourd’hui à subvenir aux besoins de leurs familles.
« J’ai vendais des produits de première nécessité, même à 5.000 francs seulement, mais tout a été perdu après la guerre », . Comme beaucoup d’autres, elle explique avoir vu son petit commerce disparaître, emporté par les affres de la guerre.
Privées de leurs maigres sources de revenus, ces femmes appelent à l’aide. « Si vous me donnez même 10.000 francs, je peux reprendre mes activités sans problème », affirme une mère, qui garde malgré tout l’espoir de se relever.
Certaines d’autres vont plus loin dans leur témoignage, soulignant à quel point même de très petites sommes pourraient faire la différence. « Je peux me débrouiller facilement avec 20.000 francs congolais, mais cette somme, nous ne l’avons plus », confie-t-elle.
D’autres mamans évoquent la possibilité de relancer leurs activités avec un capital minimal. « Avec 20.000 francs, je peux reprendre le train de vie », insiste l’une d’entre elles, implorant l’aide des personnes de bonne foi.
Dans cette ville meurtrie, beaucoup de femmes affirment qu’un capital de départ, même modeste, pourrait leur permettre de retrouver une certaine autonomie. « Avec 10.000 francs, nous pouvons recommencer à vivre », déclarent ces femmes, déterminées à reconstruire leur dignité.
Face à l’absence d’opportunités, certaines se tournent vers des activités de survie. Quelques-unes ramassent du bois qu’elles revendent à bas prix. « Même à 5.000 francs, elles les achètent à n’importe quel prix et je nourris mes enfants », explique une autre mère.
La crise a également aggravé la situation des déplacés, des sans-abris et des orphelins, qui vivent désormais dans des conditions inhumaines. Beaucoup ne savent plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.
Depuis l’occupation de la ville par les rebelles du M23-RDF, la vie à Goma s’est profondément détériorée. Entre insécurité persistante et effondrement économique, les habitants, les femmes, font preuve de résilience. Elles lancent un cri de détresse à la communauté nationale et internationale.
La Rédaction

