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RDC : CREPPAT affirme détenir des solutions locales contre plusieurs maladies virales et cancers

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Le Centre de Recherche en Phytothérapie, Pharmacopée Africaine et Technologie Pharmaceutique (CREPPAT Laboratories Sarl) affirme avoir franchi une étape majeure dans la recherche pharmaceutique congolaise avec le développement de médicaments destinés à lutter contre plusieurs maladies virales et certains cancers.

Ces déclarations ont été faites mercredi 27 mai 2026 à Kinshasa par le Directeur général de CREPPAT, le pharmacien Constantin BASHENGEZI MIHIGO, au cours d’un entretien avec la presse organisé en marge de la visite du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) à cette entreprise située à Kinshasa-Limete.
Face aux journalistes, le scientifique congolais a présenté CREPPAT comme un laboratoire spécialisé dans la transformation des ressources naturelles en produits thérapeutiques issus de recherches scientifiques approfondies.
« La particularité de CREPPAT, c’est de partir des matières premières naturelles pour arriver aux produits finis en leur attribuant des propriétés pharmacologiques et thérapeutiques à travers des recherches en laboratoire, in vitro, in vivo et des essais cliniques », a-t-il expliqué.

Au centre des échanges avec la presse figuraient principalement deux produits développés par le laboratoire : DOUBASE-C et CANCURE.
Selon Constantin BASHENGEZI MIHIGO, DOUBASE-C serait destiné au traitement des maladies virales tandis que CANCURE viserait certains cancers et tumeurs.
Le DG de CREPPAT soutient que DOUBASE-C constituerait une innovation mondiale dans la lutte contre les virus.
« C’est la première fois qu’un médicament antiviral permettrait la séroconversion du VIH/SIDA », a-t-il affirmé, estimant également que ce produit pourrait agir contre les hépatites virales B et C ainsi que d’autres virus comme Ebola.
Le chercheur a toutefois insisté sur le fait que ces affirmations reposent, selon lui, sur des études scientifiques déjà réalisées.
« Nous n’avançons pas des hypothèses pour les avancer. Nous avançons des hypothèses après avoir conduit des études scientifiques qui apportent des évidences », a-t-il déclaré.

Concernant CANCURE, le DG de CREPPAT affirme que le produit se distinguerait des chimiothérapies classiques en permettant, selon lui, une prise en charge durable de certains cancers lorsqu’ils sont traités précocement.

Interrogé sur une éventuelle validation internationale des produits développés par CREPPAT, le pharmacien BASHENGEZI MIHIGO a expliqué que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) intervient principalement dans l’évaluation des essais cliniques.
Il a révélé qu’une commission mixte composée de représentants de l’OMS, de l’Union africaine et de Africa CDC s’était déjà rendue en RDC pour examiner les recherches menées autour du produit DOUBASE-C contre la COVID-19.

Selon lui, cette mission avait évalué les travaux réalisés conjointement par le CREPPAT et la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa.
« Cette commission tripartite a considéré DOUBASE-C comme le premier médicament africain contre la COVID-19 », a-t-il soutenu.

Le Directeur général de CREPPAT a également détaillé les financements reçus du Fonds de Promotion de l’Industrie depuis 2019.
D’après lui, le laboratoire a bénéficié d’une première subvention d’environ 800 mille dollars destinée à accroître les capacités de production.
Une seconde subvention de 500 mille dollars aurait permis de financer les essais cliniques randomisés de Doubase contre la COVID-19.

À cela s’ajoute, selon le chercheur, un financement de 4,5 millions de dollars américains accordé pour l’acquisition du site industriel actuel de CREPPAT.
« Voilà les trois principaux appuis obtenus du FPI depuis 2019 », a-t-il précisé.

Profitant de cette tribune médiatique, Constantin BASHENGEZI MIHIGO a plaidé pour une valorisation accrue de la recherche scientifique congolaise.
Selon lui, la RDC dispose des ressources humaines et naturelles nécessaires pour devenir une puissance scientifique et industrielle.
« Aucun pays n’est devenu émergent sans compter sur la recherche scientifique et technologique », a-t-il affirmé.
Comparant la situation actuelle du Congo à celle de la Chine à ses débuts industriels, il estime que le pays peut atteindre un niveau comparable s’il place « l’intelligence congolaise au service du développement ».
« Nous faisons cette science pharmaceutique comme cela se fait à Londres, Paris, New York ou Tokyo », a-t-il lancé.

« Pourquoi devrions-nous aux autres, aux étrangers, la recherche des solutions à nos problèmes ? S’est interrogé Constantin BASHENGEZI MIHIGO avant d’indiquer que nos challenges, nos menaces devraient faire l’objet de nos propres recherches scientifiques de sorte que nous soyions les premiers à vendre les fruits de nos recherches aux autres qui sont dans le besoin. Il note que faire autrement, c’est entretenir la dépendance, a-t-il conclu.

Le DG du CREPPAT appelle ainsi les autorités congolaises à investir davantage dans la recherche locale afin de reduire le dépendace du pays vis-à-vis des solutions pharmaceutiques étrangères, d’assurer un certain niveau de couverture en médicaments du système de santé  et de garantir la sécurité sanitaire nationale.

Alain Ngabo K.
Pascal Masirika B.
Photos : Glody Lusikila

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