À Byambwe, chef-lieu du groupement Manzia en territoire de Lubero, les activités socioéconomiques reprennent peu à peu après plusieurs mois marqués par l’insécurité liée aux attaques attribuées aux ADF. La population commence progressivement à sortir de la peur, même si la situation reste encore précaire.
D’après la société civile locale, l’amélioration du climat sécuritaire ces dernières semaines est le résultat des opérations menées par les forces de sécurité. Cette accalmie encourage certains habitants à regagner leurs villages, amorçant ainsi une reprise timide de la vie communautaire.
Nzanzu Achille, président de la société civile, souligne que quelques écoles ont déjà rouvert leurs portes. Une avancée importante qui témoigne d’un début de normalisation, même si le retour complet à la routine reste encore à consolider.
En revanche, le secteur sanitaire demeure en grande difficulté. Plusieurs centres de santé ont été détruits ou incendiés lors des attaques, compliquant l’accès aux soins pour de nombreux habitants.
Face à ces défis, la société civile appelle la population à renforcer sa collaboration avec les forces de défense et de sécurité afin de préserver les acquis sécuritaires et éviter toute rechute.
Il convient de rappeler que Byambwe a été le théâtre de violentes attaques entre fin 2025 et début 2026, entraînant de lourdes pertes humaines et d’importants dégâts matériels, dont la communauté tente aujourd’hui de se relever progressivement.
Pascal NDUYIRI

