En ce mois de mars 2026 finissant au cours duquel Bukavu est déclarée « Ville Verte », chaque famille devrait s’abonner aux services d’assainissement en vue d’éviter de polluer ou contaminer les sources et les tuyaux de canalisation de l’eau de la Régideso-SA. En effet, plusieurs familles à Bukavu et sa périphérie ne sont toujours pas abonnées aux services d’évacuation des déchets ménagers.
En revanche, il est absurde et fréquent d’entendre des gens se plaindre de non accès à l’eau potable de la Régideso tout en gardant des facteurs impayées et en obstruant les conduites par des constructions anarchiques !
D’une part, comment s’attendre à une solution tout en considérant le problème comme une valeur absolue ?
Dautre part, combien savent-ils que la rareté et le non accès à l’eau potable dans certains coins de Bukavu n’est pas le propre de la Régideso-SA ? Seuls 6 pays sur 54 en Afrique ont un niveau d’accès sécurisé à l’eau ; ce qui relance souvent le débat sur l’urgence et la nécessité de reguler et réformer le secteur d’eau partout en République Démocratique du Congo.
C’est sans compter les guerres incessantes depuis bientôt trois décennies confrontant la ville de Bukavu à l’exode rural. En effet, la demande en eau potable de la Regideso-SA explose avec l’augmentation rapide de la population, rendant les infrastructures de la société insuffisantes pour répondre à tous les besoins ; malgré la volonté et les efforts de son directeur, Mudumbi Mweze de faire mieux en faisant tout pour répondre à la demande de ses clients fidèles et en règle de paiements.
Le cercle vicieux
Si la Régideso-SA est accusée de non maintenance de ses ouvrages hydrauliques par certaines langues, c’est par oubli que les techniciens de la compagnie n’ont pas accès à certains ouvrages à cause des constructions anarchiques. Certes, certains tuyaux et le réseau sont vieillissants et surexploités, mais ne pas payer des factures détenues tout en bénéficiant, de façon illicite, des services de l’entreprise entraîne des pertes importantes : un handicap à l’offre d’un service régulier et de qualité.
Eau pure et eau périmée
Il est impossible de prévenir des maladies comme la diarrhée ou le choléra dues à des infections hydriques qui menacent la santé des enfants notamment, car elles sont liées à la consommation de l’eau souillée.
Il y a lieu de s’interroger sur le crédit à accorder aux bouteilles d’eau en vente dans les rues de Bukavu sans certificat garantissant leur niveau sécurisé élevé délivré par un office étatique de contrôle !
Certaines bouteilles d’eaux en vente ne seraient-elles pas périmées ? La seule eau traitée et livrée en toute sécurité garantie est celle de la Régideso Bukavu.
Le manque d’investissements
Malgre la volonté d’entretenir d’autres ouvrages tel que le projet en cours dans l’enceinte de la résidence officielle du gouverneur de province, la crise économique de l’heure et le manque d’investissements pour parachever l’ouvrage confronte la Régideso à la problématique l’eau potable à tous. Cependant, seul s’acquitter des factures impayées et respecter les normes urbanistiques semblent les soulutions idoines de l’heure face à la problématique.
Dans le cas contraire, les habitants de Bukavu compteront longtemps parmi les 400 millions d’Africains souffrant d’accès régulier à l’eau potable.
Faustin MULIRI MIRUHO

