Une vingtaine de journalistes de radio, de télévision ainsi que des influenceurs ont pris part à une formation sur la gestion de l’infodémie et la communication en santé. Initiée par la Division provinciale de la Santé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé, ce recyclage visait à freiner la propagation de rumeurs nuisibles aux interventions sanitaires.
Pendant trois jours, les participants ont été formés à détecter, analyser et démystifier les fausses informations susceptibles de semer la panique, de provoquer des refus de soins ou encore d’alimenter des violences contre les prestataires de santé.
Le Dr Bavon Tangunza, infodemic manager à l’OMS, a insisté sur les impacts dévastateurs de ces rumeurs :
« Une rumeur mal gérée peut détruire des années d’efforts en santé publique. Il est impératif d’anticiper, de répondre rapidement et avec des faits vérifiables », a-t-il déclaré.
Pour Jack Maliro, chargé de communication sur les risques et de l’engagement communautaire à l’OMS, et intervenant lors de cette formation, l’enjeu principal demeure la crédibilité des sources.
« Les médias doivent se référer à des sources fiables pour éviter de devenir des relais de la désinformation. Une information bien fondée sauve des vies », a-t-il souligné.
À l’issue de cette formation, les journalistes se sont engagés à pratiquer un journalisme d’anticipation, à vérifier systématiquement leurs informations et à accompagner les actions de santé publique afin de protéger les communautés contre la désinformation.
Godelieve Omondo

