L’assassinat de Masumbuko Cimanuka Maroy, secrétaire administratif de la chefferie de Luhwindja, survenu dans la nuit du 7 juillet 2026, illustre la fragilité sécuritaire qui prévaut dans le territoire de Mwenga. L’attaque, menée par des hommes armés non identifiés, s’est déroulée dans une zone occupée par l’AFC-M23.
Des témoins affirment que, les assaillants non identifiés ont ouvert le feu sur le domicile de la victime autour de 23 h 30, tirant à travers les fenêtres de sa chambre et celles de ses enfants. La victime, qui tentait de se mettre à l’abri, a été mortellement atteint. Sur les lieux, 58 douilles de balles ont été retrouvées, signe d’une attaque d’une intensité.
Le corps de la victime a été transféré à l’Hôpital général de Bukavu, tandis que les services de sécurité annoncent l’ouverture d’une enquête. L’enterrement est prévu ce vendredi 10 juillet à Bulende, dans le groupement de Kabalole.
Cet assassinat met en lumière la recrudescence des violences dans la zone occupée par l’armée rwandaise. Les habitants dénoncent une « barbarie » qui provoque des déplacements forcés, fragilise les structures familiales et accentue la vulnérabilité des civils.
Pour les observateurs, ce meurtre illustre la difficulté des autorités à sécuriser les territoires où des groupes armés imposent leur loi. Ils soulignent également l’urgence d’une réponse coordonnée afin de protéger les populations et de restaurer la confiance dans les institutions locales.
La rédaction

