JUSTICIA Asbl, une organisation de promotion et de protection des droits humains et droit humanitaire basée en République démocratique du Congo, a pris connaissance des sanctions américaines infligées à l’ancien Président Joseph KABILA KABANGE en l’inscrivant sur la liste noire du Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC).
Selon les informations rendues publiques, ces mesures s’inscrivent dans un contexte d’allégations liées à des appuis présumés à l’AFC/M23.
Ces sanctions s’ajoutent à celles prises dernièrement par les États-Unis contre les responsables de l’armée rwandaise impliqués dans le soutien à AFC/M23 avec le lot des graves violations des droits humains qu’ils perpètrent.
Pour JUSTICIA Asbl, les sanctions internationales prises à l’époque contre les autorités congolaises avaient concouru à les contraindre à organiser des élections, bien que chaotiques, en 2018 ayant permis quand même la première alternance politique au pays.
Cependant aussi importantes qu’elles soient, toutes ces sanctions doivent, pour leur efficacité : s’étendre à tous les réseaux mafieux étrangers ou congolais et les sociétés multinationales qui tirent profit de la guerre à l’Est de la RDC ; s’appliquer aussi aux acteurs congolais qui lancent des appels incessants à un coup d’État constitutionnel
JUSTICIA Asbl invite les partenaires régionaux et internationaux de la République démocratique du Congo à aider ce pays dans la mise en place des institutions démocratiques fortes et la restauration de la paix, et non dans la consolidation des pouvoirs individuels.
Enfin, JUSTICIA Asbl encourage les congolais à s’approprier la gestion du pays et de ses ressources naturelles en y exerçant un contrôle citoyen et en dénonçant toutes les pratiques défavorables à l’intérêt de la nation.
Isaac Kilikumbi

