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RDC : Les radios communautaires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu menacées de disparition, le REPLAM-NSK appelle à un soutien international

À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée le dimanche 3 mai, le Réseau de plaidoyer des médias du Nord et du Sud-Kivu (REPLAM-NSK) a dressé un constat alarmant sur l’avenir des radios communautaires dans l’est de la République démocratique du Congo.

Lors d’un point de presse tenu à Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, le coordonnateur du réseau, Daniel Shematsi, a indiqué que ces médias traversent une crise profonde. Selon une cartographie réalisée auprès de 23 stations locales, plus de dix radios ont déjà fermé, près de la moitié ont suspendu leurs journaux, et plus de 70 % fonctionnent désormais avec des programmes réduits.

Dans les zones sous contrôle de groupes armés, plusieurs radios ont cessé d’émettre. À Nyamilima, Dorika FM a disparu après le départ de la MONUSCO. À Kabare, la radio Cikala de Katana a été attaquée et dépouillée de ses équipements. À Luberizi, Sauti ya Amani a perdu ses panneaux solaires ainsi que son émetteur. À Bukavu, Iriba FM et Fan FM ne sont plus opérationnelles.

La fermeture de ces radios prive des communautés entières de leur principale source d’information. Les rumeurs remplacent les faits, les alertes sécuritaires et sanitaires ne circulent plus, et les espaces de débat public s’éteignent progressivement. « Le danger n’est pas seulement la fermeture des radios, mais la disparition de l’information locale fiable », a alerté Daniel Shematsi.

Le REPLAM-NSK appelle les acteurs locaux et internationaux à agir rapidement, notamment à travers la protection des journalistes, le financement direct des radios et la création d’un fonds d’urgence pour les médias en zones de conflit. Dans l’est de la RDC, rappelle le réseau, la liberté de la presse n’est pas un luxe, mais une condition de survie.

David Balibonera

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