Les habitants de la Grande Orientale expriment leur soutien aux accords de Doha et de Washington. Ils affirment ne plus vouloir de la guerre dans leur espace vital et aspire désormais à une paix durable.
Cette position a été exprimée lors d’une conférence organisée hier à l’Institut Supérieur de Commerce, animée par le duo composé de Grace Neema, questeure adjointe de l’Assemblée nationale, et du professeur Trésor Grison Kakumbi de l’Université de Kisangani.
Placée sous le thème « Paix politique et développement de la Grande Orientale face aux accords de Doha et de Washington », la rencontre a permis d’échanger sur les enjeux politiques et socioéconomiques liés à ces initiatives diplomatiques.
Pour Grace Neema, la signature de l’accord de paix de Washington et les discussions en cours à Doha ne constituent nullement une faiblesse. « C’est plutôt une option stratégique visant à transformer la paix en levier de développement », a-t-elle souligné, évoquant notamment la réhabilitation des infrastructures à Bunia, Kisangani, Isiro et Buta.
Abordant la perspective d’un dialogue national, le professeur Trésor Grison Kakumbi a présenté les résultats de son enquête articulée autour de trois questions clés : avec qui dialoguer, pourquoi dialoguer et où dialoguer.
Selon lui, « puisque l’interlocuteur est le peuple, le dialogue d’après-guerre doit se tenir à travers les institutions, aux niveaux national et provincial, mais aussi dans les villages, afin de traiter les questions liées au développement et à la promotion du pays ».
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de concrétiser les promesses en faveur de la jeunesse, en identifiant les blocages, les détournements ainsi que les mécanismes susceptibles d’y mettre fin. « Le dialogue des Congolais doit être organisé dans leur propre pays », a-t-il conclu.
Godelieve Omondo

