L’Association des Professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS) exige la libération immédiate et sans condition du professeur Jean-Claude Pandatimu Big Ganga, condamné par la Cour d’appel de la Tshopo à douze (12) ans de servitude pénale principale depuis le 6 octobre 2023, dans une affaire l’opposant à son ex-épouse.
À la même date, l’enseignant s’était pourvu en cassation en vue de l’annulation du jugement rendu en premier ressort. À ce niveau, l’affaire a été instruite, plaidée et prise en délibéré le 22 janvier 2024. Depuis lors, la Cour de cassation ne s’est toujours pas prononcée, une situation que l’APUKIS qualifie de grave atteinte aux droits fondamentaux de l’intéressé.
Face à ce qu’elle considère comme une justice excessivement lente, l’APUKIS annonce sa décision de saisir la Cour constitutionnelle afin qu’elle dise le droit. Cette position est contenue dans une pétition signée par les membres de l’association et lue devant la presse par le président de l’APUKIS, le professeur Jean-Pierre Lifoli Balea, à l’issue d’une assemblée générale.
Dans cette déclaration, l’APUKIS dénonce une violation manifeste du droit du professeur Jean-Claude Pandatimu à une justice juste, équitable et impartiale. L’association évoque également de présumées ingérences politiques dans le traitement du dossier, accusant certains acteurs politiques ainsi que des membres des gouvernements national et provincial d’avoir exercé des pressions sur le président de la chambre ayant connu l’affaire.
Par ailleurs, selon un rapport médical émanant de l’administration pénitentiaire, l’état de santé physique et psychique du professeur Jean-Claude Pandatimu serait devenu de plus en plus alarmant.
Au regard de ces éléments, l’APUKIS formule deux principales exigences :
- La libération immédiate et sans condition du professeur Jean-Claude Pandatimu, détenu depuis 818 jours ;
- Sa prise en charge médicale urgente par le gouvernement de la République.
À défaut de satisfaction de ces revendications, l’Association des Professeurs de l’Université de Kisangani se réserve le droit de recourir à des actions syndicales d’envergure, notamment la grève, des marches pacifiques et d’autres formes de protestation.
Godelieve Omondo

