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Kisangani : l’APUKIS dénonce une série de braquages ciblant les professeurs d’université

L’Association des Professeurs d’Université de Kisangani (APUKIS) tire la sonnette d’alarme face à une recrudescence inquiétante de braquages visant ses membres. En l’espace de deux semaines, huit professeurs ont été victimes d’agressions armées nocturnes dans différents quartiers de la ville.

Selon l’APUKIS, ces attaques ont entraîné la perte d’ordinateurs, de sommes importantes d’argent et de plusieurs biens de valeur. Deux professeurs ont été grièvement blessés à la tête et sont actuellement internés dans des structures sanitaires de la place.

Pour le professeur Jean-Pierre Lifoli, président de l’APUKIS, ce climat d’insécurité affecte gravement le fonctionnement normal des activités académiques. Il a dénoncé cette situation lors d’un point de presse tenu ce lundi au centre Monaco de l’Université de Kisangani (UNIKIS).

Le président de l’APUKIS plaide pour un renforcement des moyens logistiques, humains et financiers au profit de la Police nationale congolaise afin d’assurer la sécurité des enseignants et de la population en général. « Il y a des problèmes de communication, parfois la voirie n’est pas bonne. Vous pouvez appeler la police, mais le temps que le véhicule arrive, il y a un retard. Il y a aussi un problème d’effectifs. Il faut donner les moyens à la police pour recruter et former afin de sécuriser la population », a-t-il déclaré.

Le professeur Lifoli a également lancé un appel aux familles des auteurs présumés de ces agressions, soulignant que ces bandits vivent au sein même des communautés. « Ces bandits vivent dans la cité, ils appartiennent à des familles. Nous appelons les parents à demander à leurs enfants de cesser d’agresser les professeurs », a-t-il insisté.

Rappelant des précédents douloureux, le président de l’APUKIS a évoqué les années académiques perturbées par l’insécurité, notamment en 2019, lorsque des agressions avaient conduit à des arrêts de cours.
« Ces jours-ci en 2025, l’insécurité a pris une autre forme. Cette fois-ci, ce sont des bandits armés qui ciblent les professeurs d’université. C’est pourquoi nous demandons à être protégés », a-t-il conclu.

Godelieve Omondo

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