Plus de 1500 morts, des centaines et des centaines de personnes portées disparues et des millions de sinistrés dans plusieurs pays en raison d’inondations catastrophiques après des pluies torrentielles de la mousson, associées à deux cyclones tropicaux distincts la semaine dernière.
En Indonésie, l’agence de gestion des catastrophes fait état de 770 morts, 500 disparus et un million de déplacés, notamment sur l’île de Sumatra, après des inondations et des glissements de terrain. L’électricité et les communications sont coupées.
Au Sri Lanka, le bilan s’établit à au moins 479 morts et plus d’1,5 million de sinistrés dans l’ensemble de l’île. La capitale économique Colombo est sous les eaux. Le président sri-lankais a déclaré l’état d’urgence, estimant à 7 milliards de dollars le coût de la reconstruction, et l’armée de l’air, appuyée par ses homologues indienne et pakistanaise, a procédé à l’évacuation de résidents bloqués et à la livraison de nourriture.
Ont indiqué New York Times, Reuters, AP et l’AFP
Les mêmes sources affirment que la Thaïlande compte 267 morts, dont au moins 142 dans le district touristique de Hat Yai et 2,9 millions de personnes affectées par les inondations.
La Malaisie annonce également deux morts dans le nord du pays où les inondations ont submergé de larges zones de l’État septentrional de Perlis.
L’urgence est désormais d’acheminer de l’aide et des vivres dans de nombreuses zones totalement isolées et accessibles parfois uniquement par les airs ou par la mer. Alors que les secours tentent de s’organiser, selon les organisations humanitaires, l’ampleur du défi est presque sans précédent. « Répondre à cette situation représente un défi logistique considérable ».
Joe R Kafuka

