La ville de Beni a de nouveau été plongée dans le deuil après une série d’attaques attribuées aux rebelles des ADF dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai. Initialement établi à six morts, le bilan de l’incursion survenue dans le quartier Ngadi s’est alourdi à sept civils tués à la suite du décès d’un blessé admis dans une structure sanitaire.
Selon les autorités locales, cette septième victime, issue de la communauté autochtone pygmée, a succombé à ses blessures après sa prise en charge médicale. Le bourgmestre de la commune de Ruwenzori a également confirmé la mort d’un militaire des FARDC, tombé lors de son intervention pour protéger la population face à l’attaque.
Par ailleurs, plusieurs civils restent portés disparus, faisant craindre un bilan plus lourd. Les opérations de recherche et de ratissage se poursuivent dans un climat de vive inquiétude au sein de la population.
Dans un autre développement, sept corps de civils ont été découverts dimanche avant-midi sur l’axe Vemba-Katota, à l’est du quartier Ngadi. D’après des sources locales, ces victimes auraient été exécutées par les mêmes assaillants dans la soirée de samedi, avant leur incursion dans la ville de Beni.
Le bilan provisoire de cette vague de violences s’élève ainsi à quatorze civils tués : sept dans le quartier Ngadi et sept autres sur l’axe Vemba-Katota. À ce chiffre s’ajoute un militaire des FARDC tombé au cours des affrontements.
Cette nouvelle attaque illustre la persistance de l’insécurité dans la région de Beni, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans cette partie de la province du Nord-Kivu.
Face à cette situation, les appels au renforcement des dispositifs de sécurité se multiplient. Une population déjà éprouvée par plusieurs années de violences attend des autorités des mesures concrètes pour assurer sa protection et prévenir de nouvelles attaques.
Pascal NDUYIRI

