Deux jours après le chavirement partiel de son bac sur la rivière Aruwimi, dans le territoire de Banalia, province de la Tshopo, l’Office des Routes a finalement brisé le silence. Son directeur provincial, Benjamin Njima Mbiangandu, annonce que des mesures d’urgence ont déjà été engagées afin de remettre l’embarcation en service et appelle la population au calme.
« Nous demandons à la population de patienter. Il s’agit d’une catastrophe naturelle. La montée des eaux de la rivière Aruwimi a provoqué l’immersion partielle du bac. Nos équipes sont déjà à pied d’œuvre pour son renflouement afin de permettre la reprise du trafic », a-t-il expliqué.
Le responsable provincial précise également que le nouveau bac destiné à Banalia est en cours de finalisation. Selon lui, le retard enregistré dans les travaux est dû à des difficultés d’approvisionnement en pièces de rechange.
« Les moteurs avaient été commandés en Chine. Après leur fabrication, ils ont transité par Kinshasa avant d’être acheminés à Kisangani puis à Banalia. À ce jour, ils sont déjà sur place et nous préparons leur installation. Une fois opérationnel, Banalia disposera de deux bacs », a-t-il ajouté.
Benjamin Njima Mbiangandu souligne qu’après la mise en service du nouveau bac, l’actuel sera retiré afin de subir une réparation complète.
En attendant, le trafic routier demeure totalement interrompu entre les provinces de la Tshopo et du Bas-Uele. La montée brutale des eaux et la puissance du courant de l’Aruwimi ont provoqué l’inclinaison partielle de l’embarcation, paralysant ainsi cet axe stratégique de liaison routière.
Godelieve Omondo

