Kinshasa :Audio explosif dans la sphère politique : BAHATI LUKWEBO accuse BASENGEZI KATINTIMA de menaces graves.

Dimanche 22 mars 2026, un message audio attribué à Modeste BAHATI LUKWEBO a été largement diffusé sur les réseaux sociaux, suscitant une vive agitation dans l’opinion publique et la classe politique congolaise.
Dans cet enregistrement, l’ancien deuxième vice-président du Sénat met directement en cause le Sénateur Norbert BASENGEZI KATINTIMA qu’il accuse de manœuvres visant à attenter à sa vie.

Des accusations lourdes et inquiétantes qui montrent clairement  que Norbert BASENGEZI KATINTIMA aurait monter un coup pour discréditer son ami BAHATI LUKWEBO.
Selon les propos contenus dans l’audio, Modeste BAHATI LUKWEBO affirme que Norbert BASENGEZI KATINTIMA l’aurait dénoncé auprès des services de sécurité comme étant en connivence avec l’AFC/M23. Une accusation particulièrement grave dans le contexte actuel, où de tels faits peuvent entraîner des poursuites sévères, voire la peine capitale selon la législation en vigueur.
Il évoque ainsi une situation qu’il juge dangereuse pour sa sécurité personnelle et son avenir judiciaire.
Une plaidoirie adressée à une autorité religieuse
Dans ce message adressé à un archevêque dont l’identité n’a pas été révélée, Modeste BAHATI LUKWEBO se défend vigoureusement contre ces accusations. Il affirme être victime de propos mensongers et se dit profondément trahi.
Il accuse notamment Norbert BASENGEZI KATINTIMA d’avoir tenu, devant des responsables religieux et sécuritaires, des affirmations selon lesquelles il soutiendrait les rebelles et leur aurait confié la gestion de ses biens.
Son entourage confirme et charge BASENGEZI KATINTIMA
Contacté par CONGOPROFOND.NET, Éric TSHISUAKA, proche de Modeste BAHATI LUKWEBO, confirme l’authenticité de l’audio.
Il évoque une stratégie délibérée visant à affaiblir politiquement l’ancien vice-président du Sénat. Selon lui, Norbert BASENGEZI chercherait à l’écarter pour se positionner au poste de deuxième vice-président du Sénat, un siège attribué à l’AFDC après la démission de son président.
Un climat sécuritaire sous tension
Cette affaire intervient dans un contexte national marqué par l’intensification des combats à l’Est du pays et par une vigilance accrue des autorités face aux soupçons de collaboration avec des rebelles.
Dans son message, Modeste BAHATI LUKWEBO rappelle les risques judiciaires liés à de telles accusations, insistant sur la gravité des sanctions prévues par la loi.
Un homme qui se dit victime du conflit
Se présentant comme une victime directe de la guerre, Modeste BAHATI LUKWEBO affirme avoir perdu des proches et d’importants investissements, notamment après la chute de villes stratégiques de Goma et Bukavu.
Pour mémoire, Modeste BAHATI LUKWEBO a récemment démissionné de son poste de deuxième vice-président du Sénat, à la suite d’une pétition initiée contre lui. Les pétitionnaires lui reprochent :
– une incompétence dans l’exercice de ses fonctions
– des insuffisances dans le contrôle parlementaire
– un manque de transparence avec la Cour des comptes
– et des déclarations jugées contraires à la ligne politique de l’Union sacrée concernant la Constitution.
Reste à savoir si ce feuilleton donnera lieu à une enquête officielle ou à une escalade politique.

Exacte-info.net

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