Le Gouverneur Jean-Jacques Purusi appelle au respect de l’ordre et la fin de la tracasserie dans les affaires et le respect de l’ordre établi.
Il s’agit selon lui de rendre opérationnelles les instructions. Objet visé: ’assainir le climat des affaires à la frontière de Kavimvira.
Ainsi a-t-il convoqué ce mercredi 13 Août 2025 une réunion cruciale à la frontière congolo-burundaise de Kavimvira.
Elle a rassemblé tous les services frontaliers et les membres du conseil provincial de sécurité, dont le vice-gouverneur Jean-Jacques Elakano.
L’initiative répond aux récentes instructions du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, visant à mettre fin aux abus sur toutes les frontières de la RDC.
Actuellement, seuls quatre services — la DGM, la DGDA, l’OCC et le PNHF — ainsi que les services de renseignement militaire et l’ANR, sont légitimement autorisés à opérer aux frontières. Cependant, sur le terrain, le constat est alarmant : plus de 38 services y exercent des taxes illégales, que ce soit aux barrières ou dans la zone “neutre”.
L’indignation était palpable lors de la réunion, où le gouverneur a pris note des plaintes de transporteurs et commerçants. Un camionneur d’Uvira a relaté : “Pour obtenir notre visa, on nous demande 10 000 shillings tanzaniens à Kobero et Kabanga. Tuna sumbuka sana, utuulizie kama mkongomani anakua buchuruzi ku barabara kwa kusafiri.”
De nombreux petits commerçants, exposant leurs marchandises sur le pont, ont également dénoncé le paiement de taxes à des services qui ne leur remettent aucune quittance.
Pour mettre en œuvre les décisions présidentielles, le gouverneur a annoncé un délai d’une semaine pour identifier les services illégaux. Une commission multisectorielle a été créée pour formuler des propositions concrètes afin de garantir que les finances de l’État soient préservées. Les travailleurs sans contrat seront soit suspendus, soit réaffectés.
« Cette situation tue le climat des affaires et fait souffrir les petits citoyens. Ensemble on a decidé de vérifier l’entrée des taxes pour que la taxation rentre dans les caisses de l’Etat, parce qu’au moins 70% de recettes générées par ces douanes échappent à l’Etat et passent dans les poches des individus », a déploré l’autorité provinciale.
Trois autres postes frontaliers dans la plaine de la Ruzizi, notamment à Luvungi, Sange Nyamoma et Vugizo Kiliba, seront également soumis aux mêmes réformes. Les services concernés seront mobilisés dans les deux prochaines semaines pour faciliter la circulation des Burundais et Congolais.
En outre, le ministre provincial de tutelle, Kabi, a été mandaté pour rencontrer son homologue burundais et l’ambassadeur de Tanzanie au Burundi, afin de résoudre les plaintes des camionneurs concernant les frais de visa.
La Rédaction

