Au terme du match de solidarité entre les ressortissants de Kasha et de Kaziba, organisé ce dimanche 20 juillet au terrain de foot du Camp Luono dans la commune de Ngaliema, un moment tout aussi fort que la rencontre sportive elle-même s’est tenu : le partage d’un verre de fraternité, symbole d’unité, de mémoire et de projection vers l’avenir.
Autour de rafraîchissements et d’échanges conviviaux, les participants ont prolongé l’après-midi dans un esprit d’écoute, de cohésion et de réflexion collective. Loin du tumulte du Sud-Kivu, cette pause fraternelle à Kinshasa a été l’occasion d’exprimer des aspirations profondes.
Parmi les voix qui se sont levées, celles de deux notables de Kasha ont particulièrement porté un message d’unité et de continuité.
« Nous sommes heureux de nous réunir aujourd’hui. Nous souhaitons que notre communauté évolue. Cette rencontre avec nos frères de Kaziba est un signe d’unité et de solidarité. Cette initiative à encourager doit être maintenue », a déclaré Pascal Masirika, Conseiller en Communication du Ministre Gilbert Kabanda. Il a mis un point d’honneur sur le sentiment de responsabilité et de lien moral partagé qui pousse les hommes à s’entraider et à se soutenir en cas de difficultés. Il a exhorté l’assistance a prêcher la solidarité, ce concept clé pour le vivre ensemble, le renforcement des liens sociaux et la construction d’une société plus juste et plus équitable
Même son de cloche de Me Christian Chimanuka, une autre figure respectée de Kasha. Ce Conseiller juridique du Ministre Gilbert Kabanda a souligné l’importance de renforcer les liens en dehors du terroir:
« Ici, nous sommes loin de notre terre natale. C’est dans des circonstances comme celles-ci que nous avons l’obligation d’être soudés. Cette initiative ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. Nous devons multiplier les occasions de nous revoir pour réfléchir ensemble sur comment développer chez nous. », a t-il conclu.
Entre des poignées de main, des accolades et des sourires sincères, le verre de fraternité a cristallisé un moment de communion, où chacun semblait porté par une même conviction : l’avenir du Sud-Kivu dépend aussi de la solidarité de ses enfants, où qu’ils se trouvent.
Ce temps de partage a surtout révélé un engagement collectif : celui de ne pas laisser la guerre nous diviser, mais de faire germer l’unité même dans l’exil. Et à travers ces gestes simples, les fils et filles de Kasha et Kaziba ont pris l’engagement de rester un peuple debout en dépit de la basse conjoncture.
Alain Ngabo Kajemba

