Les États-Unis ont réaffirmé leur attente de voir les troupes rwandaises se retirer du territoire de la République démocratique du Congo d’ici la mi-juillet 2026, dans le cadre des engagements pris lors des discussions de paix entre Kinshasa et Kigali.
Cette position a été exprimée par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, lors de son audition devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants consacrée au budget du Département d’État.
« Les choses avancent, pas assez vite certes, mais nous espérons que le retrait des troupes rwandaises de la région sera effectif d’ici le milieu du mois prochain », a déclaré le chef de la diplomatie américaine.
Marco Rubio a également reconnu que l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda sous la médiation américaine connaît des difficultés dans sa mise en œuvre. Selon lui, certaines dispositions de cet accord ne sont pas pleinement respectées, ce qui a conduit Washington à prendre des mesures de sanction à l’encontre de certains acteurs impliqués.
Le responsable américain a par ailleurs évoqué la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, qualifiant le M23 de défi majeur pour la stabilité de la région. Il a réitéré l’engagement des États-Unis à soutenir les efforts diplomatiques visant à mettre fin aux violences.
Pour Kigali, cette déclaration intervient alors que la question du retrait des forces rwandaises demeure au cœur des discussions régionales et internationales. Le Rwanda a, à plusieurs reprises, lié cette question à la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe armé actif dans l’est de la RDC.
L’échéance évoquée publiquement par Washington marque une nouvelle étape dans le suivi de l’accord et pourrait accroître la pression diplomatique sur les différentes parties concernées.
Du côté de Kinshasa, cette prise de position américaine est perçue comme un signal de l’implication continue des États-Unis dans les efforts visant à favoriser l’application des engagements conclus entre les deux pays.
Les prochaines semaines devraient permettre d’évaluer l’évolution de la situation sur le terrain et le niveau de mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du processus de paix.
La Rédaction

