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Mambasa : Plus de 122 civils tués en deux semaines dans une vague de violences attribuées aux ADF

Au moins 122 civils ont été tués depuis le 6 mai 2026 dans la chefferie des Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Ce bilan, avancé par l’activiste des droits humains Ram’s Malikidogo samedi 23 Mai, est attribué à une série d’attaques menées par les combattants des Allied Democratic Forces.

Selon les informations recueillies, la première attaque remonte au 6 mai dans la localité de Central, où cinq personnes ont été tuées. Dès le lendemain, le 7 mai, les violences se sont intensifiées à Biakato-Lalia avec 24 civils massacrés, deux blessés et plusieurs biens incendiés, dont des motos et des habitations. Le même jour, deux personnes ont également été tuées à Kawame.

Dans la soirée du 7 mai, une position des Wazalendo UPLC à Kibenete a été attaquée. Le camp a été incendié et 23 combattants auraient été capturés, marquant une escalade inquiétante des affrontements dans la zone.

Les jours suivants ont été marqués par une succession d’attaques meurtrières. Le 8 mai, deux civils ont été tués à Ngubo, suivis de deux cultivateurs abattus le 9 mai à Mongali. Le 10 mai, une attaque à Mapimbi a fait deux morts et un blessé, tandis qu’un assaut à Makumo centre a causé neuf morts, plusieurs enlèvements et d’importants dégâts matériels.

La spirale de violences s’est poursuivie le 11 mai à Bunyuka avec trois morts, puis le 13 mai à Bangole, où trois autres civils ont été tués et des maisons incendiées. Le 16 mai, cinq civils ont été tués à Wesa, avant une embuscade sur l’axe Ntombilo qui a fait six victimes, dont une femme brûlée vive selon des sources locales.

Le 17 mai, les attaques ont ciblé plusieurs carrés miniers. Au camp Rwenzori, neuf civils ont été tués et des commerces pillés. À Sinaï, quatre personnes ont été exécutées, tandis qu’à Malindi, cinq civils ont perdu la vie et onze maisons ont été incendiées.

Les violences ont continué les jours suivants. Le 19 mai, deux civils ont été tués à Bunzumani. Le 20 mai, une attaque à Alima a fait 17 morts, dont cinq pygmées, avec destruction d’un hôtel et de plusieurs commerces. Le même jour, d’autres attaques à Manyama et Kasoko-Mutongulo ont fait plusieurs victimes supplémentaires et causé d’importants dégâts.

Enfin, le 21 mai, deux civils ont été tués à Musiko, avant la découverte de 15 corps le 22 mai près d’Alima, portant le bilan provisoire à plus de 122 morts. Selon plusieurs sources, des mouvements suspects de combattants ADF sont toujours signalés dans le groupement Bangole, où la situation sécuritaire reste extrêmement préoccupante dans l’est de la République démocratique du Congo.

Pascal NDUYIRI

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