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Au lendemain des ententes de Montreux en Suisse, Kinshasa et l’AFC/M23 relancent les accusations mutuelles des attaques de drones dans l’est de la RDC

Alors que le neuvième round des négociations s’est clôturé vendredi dernier à Montreux, en Suisse, sous la médiation de l’État du Qatar dans le cadre du processus de Doha, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la rébellion de l’AFC/M23 continuent de s’accuser des violations des engagements convenus dans la déclaration finale sanctionnant les cinq jours de discussions, en présence des représentants des États-Unis, de la Suisse et de l’Union africaine. Les accusations portent sur des attaques de drones durant le week-end dans l’est du pays.

Un communiqué de ce dimanche 19 avril signé par le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, porte-parole par intérim de l’armée congolaise affirme que la rébellion de l’AFC/M23 appuyée par l’armée rwandaise a mené des attaques par drones dans la soirée du samedi 18 avril, non seulement contre les positions des FARDC à Mikenge et à Kakenge, mais également des zones habitées par des populations civiles au Point Zéro, dans les hauts plateaux de Mwenga et de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.

Ces attaques, selon l’armée, ont fait des morts et des blessés parmi les civils. « Le bilan encore provisoire fait état de quatre civils tués et huit autres blessés, en majorité des femmes et des enfants », dit l’armée.

Bien avant, la rébellion avait déjà accusé l’armée et ses alliées d’attaques « d’artillerie lourde ainsi que de drones de combat de type kamikaze, visant délibérément des zones densément peuplées de Kalingi et Bidegu dans le Minembwe ». L’AFC/M23 a réitéré les mêmes accusations ce lundi citant Mikenke Minembwe, au Sud-Kivu et Mitimingi, dans le Masisi au Nord-Kivu.

Ces accusations répétitives exposent la fragilité du processus de paix impliquant les deux parties armées sur le terrain. Pourtant, la MONUSCO qui a salué les conclusions du récent round des négociations, a demandé entre autres, la fin de l’usage des drones de combat afin de permettre un bon suivi du cessez-le-feu sur le terrain.

A Montreux, au-delà de la reconnaissance de l’importance cruciale d’assurer une aide humanitaire vitale à la population, et ce sans entrave, les délégués du gouvernement Congolais et ceux de la rébellion ont convenu, dans un délai de dix jours, de la libération des prisonniers conformément au mécanisme de libération des détenus signé le 14/09/2025.

Si le communiqué final n’a pas précisé le nombre exact de détenus concernés, Benjamin Mbonimpa, secrétaire permanent de l’AFC/M23 et l’un des négociateurs de la rébellion dans le processus de Doha, a indiqué que 311 prisonniers liés à l’AFC/M23 et 166 prisonniers du côté du gouvernement devraient être libérés.

À l’issue de ce rendez-vous diplomatique, le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 ont signé un protocole d’accord mettant en œuvre le mécanisme conjoint de vérification élargi plus. Cet outil s’inscrit dans la continuité de l’accord signé à Doha le 14 octobre 2025 et des termes de référence adoptés le 2 février 2026.

Exacte-info.net

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