Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission permanente de l’Union africaine.
Le plaidoyer pour une représentation équitable au sein des institutions financières internationales a été fait, lundi, par le Président de la Commission permanente de l’Union africaine (UA), à l’ouverture du sommet sur le partenariat avec l’Union européenne, à Luanda, en Angola.
« Nous exigeons notre place au Conseil de sécurité des Nations Unies, sur la base du consensus des éloignés. Et nous demandons une représentation équitable dans les instances financières internationales », a indiqué le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission permanente de l’Union africaine.
Pour ce même volet, il a sollicité l’implication de l’Union européenne (UE) pour la révision de l’architecture financière internationale.
« Par ailleurs, l’Afrique appelle à une réforme de l’architecture financière internationale afin de réduire le coût du capital et faciliter l’accès à des financements conséquents. L’Europe doit y jouer un rôle central », a-t-il déclaré.
« En effet, et au-delà du voisinage géographique, l’Afrique et l’Europe partagent une histoire, mais surtout des intérêts communs multidimensionnels. Et nous sommes des partenaires de longue date », a-t-il renchéri.
M. Mahamoud Ali a rappelé le contexte de la tenue de ce sommet marqué par un multilatéralisme accru, qui demande à considérer la place du continent africain, étant devenu membre du G20.
« A ce titre, l’Afrique continue à exiger sa place autour de cette table. Nous sommes devenus membres à part entière du G20. D’ailleurs, je tiens à féliciter l’Afrique du Sud, qui a porté haut les ambitions du continent à Johannesburg, il y a quelques jours », a dit le président de la Commission permanente de l’UA.
Il a, en outre, exprimé la volonté du continent africain à consolider le partenariat UE-UA, à travers le développement de plusieurs projets structurants, dans des domaines tels que les infrastructures, la transition énergétique, la transformation agro-industrielle, etc.
« L’Afrique compte sur l’Europe pour intensifier les investissements dans les projets structurants. Les corridors, la transition énergétique, la transformation agro-industrielle, doivent faire leur chemin à travers le programme Global Gateway, etc. », a-t-il soutenu.
Concernant, par ailleurs, les crises sécuritaires sur le continent africain, M. Mahamoud Ali a affirmé que l’Afrique, bien qu’en proie à ses propres crises humanitaires et développementales, les dirigeants ont, cependant, depuis plusieurs décennies pensé et tracé la voie à suivre, l’ambition d’une Afrique intégrée et prospère, objectif de l’agenda 20-60.
Interpellation sur la montée des conflits dans les deux continents
Lors de son intervention, la Présidente de la Commission européenne, Ursula Vonderley, a interpellé les Chefs d’État et les délégations gouvernementales présents face à l’inaction pour contrer la montée des conflits dans les deux continents.
« Dans un contexte mondial de plus en plus conflictuel, l’Afrique et l’Europe ont plus que jamais besoin l’une de l’autre », a-t-elle indiqué.
M. João Lourenço, président de la République d’Angola et de l’Union africaine, a, à son tour, souligné l’importance des relations entre les deux continents et du renforcement de la présence africaine dans les processus décisionnels mondiaux.
Pendant deux jours, les Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine et de l’Union européenne vont orienter leurs réflexions sur le renforcement de la paix, de la stabilité, de l’intégration économique et du commerce intercontinental, tout en répondant aux défis contemporains tels que la transition écologique, la transformation numérique et le rôle croissant de l’Afrique sur la scène mondiale.
« Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme efficace », est le thème de ce septième Sommet, auquel le Président congolais, Félix Tshisekedi Tshilombo, prend également part.
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