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Urgence à Uvira : l’UJSPD asbl tire la sonnette d’alarme sur les violences contre les journalistes

Dans un contexte de tensions croissantes, l’Union des Journalistes Sensibilisateurs pour la Paix et le Développement Durable (UJSPD asbl) a exprimé, vendredi 26 septembre 2025, sa vive inquiétude face à une série d’attaques alarmantes visant les professionnels des médias dans la province du Sud-Kivu. Entre le 3 et le 8 septembre, plusieurs journalistes ont été victimes de menaces, d’agressions physiques, d’arrestations arbitraires et de destructions de matériel, souvent perpétrés par des groupes armés mais aussi par certains membres des forces de sécurité.

Les incidents documentés incluent Cléophas Bumba, blessé lors d’une manifestation publique; M’Monga, journaliste de Lumière TV, dont l’équipement a été endommagé; Jean Kitanga, de Imago Mundi TV, qui a perdu son matériel dans les mêmes événements; Pamphile et Landy, journalistes de Radio Metanoia FM, arrêtés et brutalement maltraités ainsi que Cécile Kandolo, de la radio communautaire Uvira FM, victime de la destruction de son téléphone et d’autres équipements lors de la couverture d’une manifestation.

Ce climat d’insécurité a encore été aggravé par un cambriolage survenu le 11 septembre, au cours duquel Gothier Mayani et Sébastien ont été attaqués près du pont Kavimvira. De plus, Éric Ngabo a été arrêté malgré la présentation de sa carte de presse, un fait qui souligne la fragilité de la liberté de la presse dans la région.

Le coordonnateur de l’UJSPD asbl, Kibumba Lubunga Donat, a fermement condamné ces actes de violence qui portent atteinte aux droits fondamentaux des journalistes, piliers essentiels d’une société démocratique. « Nous appelons les autorités judiciaires et sécuritaires à mener des enquêtes impartiales et à garantir la sécurité des journalistes dans les zones instables, notamment à Uvira, Baraka/Fizi et Mwenga », a-t-il déclaré.

Pour répondre à cette crise, l’UJSPD asbl formule plusieurs recommandations, notamment :

  • assurer la protection des journalistes, particulièrement en temps de conflit ;
  • faciliter leur accès aux sources d’information officielles ;
  • mettre en place des mécanismes d’alerte rapide pour les journalistes menacés ;
  • former les forces de l’ordre au respect des droits des professionnels des médias.

L’organisation appelle également les instances nationales et internationales à soutenir les journalistes en danger et à documenter les violations de la liberté de la presse afin d’exercer une pression sur les autorités.

Dans un contexte où la liberté d’expression est menacée, il est impératif que tous les acteurs de la société se mobilisent pour protéger ceux qui œuvrent à la transparence et à l’information. La sécurité des journalistes est une question de démocratie et de droits humains, et leur protection doit demeurer une priorité.

Fiston Ngoma Mayabala

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