Quarante huit heures après l’ordre intimé par un groupe d’hommes armés de cesser toute activité scolaire à l’Institut Nyantende, une langue se délie.
Dans un communiqué rendu public sur des réseaux sociaux le 10 Septembre 2025, le signataire écrit : »nous ne tolérons aucune atteinte à la dignité de nos enfants ou à l’intégrité de nos institutions éducatives. » Le message émane d’une coordination qui se réclame des Wazalendo d’Uvira.
La mise au point, sous-forme de démenti, NALUVUMBU KIBAMBALA s’oppose à l’ordre d’un individu qui a eu « l’audace de chasser les élèves et leurs enseignants de leurs salles de classe au nom des Wazalendo » à Bukavu, selon l’esprit de son démenti signé à Uvira. Il signé en qualité de coordonnateur des Wazalendo du Sud-Kivu.
Mais tout le monde sait qu’un tel évènement ne s’est pas produit à Bukavu, mais plutôt à 5 kilomètres de la ville : à l’Institut Nyantende il y a 48 heures. C’était le 9 Septembre 2025 pendant les heures de cours.
La mise au point semble rassurer, tant soit peu, les enseignants et élèves de l’Institut Nyantende mais la prudence demeure de mise. Car la contradiction relance la problématique de gestion et les motivations des groupes armés nombreux en territoires, surtout dans la périphérie de Bukavu.
Pourtant, tout comme les autres écoles de Bukavu, l’Institut Nyantende a uniquement besoin d’accalmie et de sécurité en vue de relancer ses activités scolaires. Seule la sécurité éviterait aux élèves de cumuler des heures de rattrapage préjudiciables et ouvrant la brèche à une année blanche.
Faustin MULIRI MIRUHO

