Manger à sa faim devient de plus en plus difficile pour de nombreuses familles congolaises. Sur les marchés, les prix des denrées alimentaires grimpent pendant que plusieurs provinces sont en proie à l’insécurité alimentaire, malgré les immenses terres agricoles dont dispose la République Démocratique du Congo. Cette situation préoccupante était au cœur de la séance plénière de ce jeudi au Sénat. Les sénateurs ont auditionné le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, dans le cadre d’une question orale avec débat initiée par le sénateur Wilky Itsundala Asang.
Selon radio Okapi-UN, à travers cette démarche, le Sénat voulait obtenir des réponses sur les difficultés persistantes du secteur agricole congolais, alors que plusieurs provinces restent confrontées à l’insécurité alimentaire et à la hausse des prix des denrées de base. Le sénateur Willy Itsundala Asang a demandé au gouvernement d’expliquer les mécanismes mis en place pour relancer la production agricole nationale et réduire la dépendance alimentaire extérieure de la RDC. Il a également insisté sur l’amélioration des routes de desserte agricole, l’accès aux semences, aux fertilisants, à la mécanisation ainsi qu’au financement du secteur. Face aux préoccupations des sénateurs, le ministre Muhindo Nzangi a présenté les orientations du gouvernement pour moderniser l’agriculture congolaise. Il a indiqué qu’un document stratégique a été élaboré autour de cinq piliers : les semences, les fertilisants et pesticides, la mécanisation agricole, l’encadrement des agriculteurs ainsi que le stockage, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. Le ministre a également évoqué plusieurs programmes destinés à accroître la production nationale et soutenir les coopératives agricoles. Mais malgré ces efforts, il reconnaît que son ministère reste confronté aux défis sécuritaires, logistiques et financiers qui ralentissent certains projets. Le débat qui a suivi a permis à plusieurs sénateurs de faire remonter les réalités vécues dans leurs provinces respectives, avec une même conséquence : la hausse continue des prix des produits alimentaires et la faim qui touche de nombreuses familles congolaises. A l’issue des échanges, un délai de 48 heures a été accordé au ministre pour revenir avec des réponses plus détaillées aux préoccupations soulevées.
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