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Kinshasa-Sénat : vers une commission spéciale pour statuer sur la pétition visant Modeste Bahati Lukwebo

Quarante-huit heures après le dépôt officiel d’une pétition par le sénateur Danny Kabongo, le Sénat de la République démocratique du Congo s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’examen du dossier concernant son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo.
Dans un communiqué publié lundi 16 mars 2026, la rapporteure de la chambre haute, Néfertiti Ngudianza, a annoncé la convocation des sénateurs en séance plénière ce mardi 17 mars. À l’ordre du jour : la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner les griefs d’incompétence formulés contre l’autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, membre du bureau dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde.
Une procédure accélérée aux enjeux politiques majeurs
Conformément au règlement intérieur du Sénat, la présence de l’ensemble des élus est vivement souhaitée pour cette séance jugée déterminante. La commission spéciale, une fois constituée, devra analyser les accusations et soumettre ses conclusions à la plénière.
Celles-ci pourraient déboucher sur un vote concernant une éventuelle destitution du deuxième vice-président.
L’accélération du calendrier parlementaire illustre la sensibilité du dossier, dans un contexte politique marqué par de fortes tensions et des priorités nationales pressantes, notamment sur les plans sécuritaire et budgétaire.
Des fissures au sein de l’Union Sacrée de la Nation
Ce dossier met en lumière les divisions croissantes au sein de l’Union Sacrée de la Nation (USN), la coalition au pouvoir. Plusieurs analystes y voient un nouvel épisode des rivalités internes qui fragilisent la majorité présidentielle.
Selon diverses sources parlementaires, la pétition serait soutenue par des élus proches d’un grand parti de la majorité, visant un allié de poids. Cette initiative alimente les spéculations sur des motivations politiques plus larges, dans un contexte où le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle suscite de vives divergences au sein de la classe politique.
Certains observateurs estiment ainsi que, au-delà des accusations d’incompétence, cette démarche pourrait traduire une volonté d’écarter un acteur jugé réservé face à toute modification de la Constitution.
Bahati Lukwebo maintient sa position
Face à cette offensive politique, Modeste Bahati Lukwebo affiche une position ferme. Selon son entourage, il rejette catégoriquement toute idée de démission et entend se défendre dans le strict respect des procédures institutionnelles.
L’ancien président du Sénat affirme sa détermination à « aller jusqu’au bout » du processus, tout en réitérant son attachement à l’USN. Il se dit prêt à comparaître devant la commission spéciale afin de répondre aux accusations et démontrer, selon ses termes, leur caractère infondé.

Exacte-info.net

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