Quarante-six (46) coopératives agricoles du territoire d’Isangi ont reçu leurs certificats d’immatriculation délivrés par le Service national des coopératives et organisations agricoles du ministère du Développement rural.
Ces structures ont bénéficié d’un accompagnement administratif et technique de Enabel, l’Agence belge de coopération internationale, qui ambitionne de les voir évoluer vers de véritables entreprises agricoles à haute productivité.
La cérémonie officielle de remise des certificats s’est tenue jeudi à Isangi, en présence des autorités politico-administratives locales, des représentants des ministères de l’Agriculture et du Développement rural, ainsi que des bénéficiaires.
Les membres de ces coopératives ont finalisé leur immatriculation avec l’appui d’Enabel, à l’issue d’une formation axée sur les normes de Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Un processus jugé indispensable qui, selon Claude Lokwa, directeur du Service des coopératives et organisations paysannes au ministère du Développement rural, leur confère désormais une existence légale.
Claude Lokwa précise :
« Le certificat permet aux coopératives d’établir des partenariats avec des acteurs gouvernementaux ou non gouvernementaux. Elles peuvent ouvrir des comptes bancaires, accéder aux crédits et développer leurs activités… »
À travers cet accompagnement, Enabel soutient également la structuration des débouchés agricoles en facilitant l’acheminement des produits via le « couloir vert », reliant les zones de production aux principaux pôles de consommation.
Prosper Ntema, chef de programme d’Enabel dans la province de la Tshopo, explique :
« Les produits agricoles que nous accompagnons s’inscrivent dans des chaînes de valeur sur lesquelles nous allons miser pour promouvoir une agriculture économique et entrepreneuriale, capable d’acheminer les productions vers de grands centres de consommation comme Kinshasa, Kisangani ou le long du fleuve Congo… »
Reconnaissants, les bénéficiaires plaident désormais pour l’amélioration des routes de desserte agricole, l’allègement de la fiscalité et l’accès à des semences de qualité afin de consolider et pérenniser leurs activités.
Godelieve Omondo

