La Saint Valentin se célèbre le 14 février de par le monde. La fête est incontournable dans les célébrations à Bukavu, malgré les affrontements armés et l’insécurité dans certains coins de la Province.
Fête tombant un samedi, en fin de semaine et jour propice aux mariages en ville, rares sont les habitants-surtout les jeunes-prompts à faire fine bouche, le jour où l’amour charnel semble voué à une consommation sans modération.
Pourtant, la Saint Valentin n’est pas le jour de consommation abusive du sexe ni de déni d’abstinence, chez les jeunes, notamment.
Certes, il n’y a pas de Saint Valentin sans sexe, mais la fête repose, essentiellement, sur l’expression de l’appréciation et l’affection envers ceux et celles que nous partons dans notre cœur, au sens où le verbe aimer se conjugue et traduit en actes de noblesse.
Mais que diable ! Avec la prolifération des maisons de tolérance, Bukavu risque de faire parler encore d’elle en termes de tueries, pas comme les autres, mais d’amour exquis. Les ingrédients et décors sont d’office plantés : des chambrettes, garçonnières et autres aphrodisiaques en vins locaux, tel le fameux « Buka mbeto », qui est tout un programme !
C’est en pareille date qu’il y a des dérapages du genre : une publications, sur des réseaux sociaux, des scènes pornographiques, des achats et endettements irréfléchis, des actes de viol et autres relations sexuelles non protégées, la consommation abusive d’alcool et autres stupéfiants en vue d’être plus performant au lit, la rallonge des listes de « Bundeurs », un néologisme tiré du dialecte Mashi pour désigner les accros d’amours contingents et autres infidèles, littéralement « Bundeurs » désignent les « rampeurs ou trompeurs en amour ».
En vérité, ce 14 février, c’est à des scènes de romance pour tous, des câlins et de tendresse que s’adonnent les vrais Valentine et Valentin.
Faustin MULIRI MIRUHO

