Selon le ministre, ces libérations répondent aux critères définis par la commission ad hoc, qui évalue les dossiers des candidats à la liberté conditionnelle. « J’avais signé l’arrêté après l’avis de la commission et du ministère public, qui ont donné un avis favorable. C’est sur cette base que je libère conditionnellement », a précisé Guillaume Ngefa, rappelant que la peine des bénéficiaires continue de courir jusqu’à son terme légal.
S’adressant directement aux ex-détenus, le ministre d’État a insisté sur la responsabilité citoyenne qui accompagne cette mesure d’allégement. « Vous rentrez dans la société, soyez exemplaires. Ne reprenez pas les bavures qui vous ont amenés à la prison », a-t-il exhorté, invitant notamment les plus jeunes à adopter un comportement conforme aux valeurs civiques.
Il a également rappelé que ces libérations ne constituent pas une grâce, mais une étape accordée en raison du comportement jugé satisfaisant des concernés. « Vu votre comportement et vos attitudes, l’État s’est rendu compte que vous vous améliorez pour intégrer la société. Pour cela, il y a des critères, et vous êtes parmi ceux qui les ont remplis », a-t-il ajouté.
Cette mesure vise à désengorger les établissements pénitentiaires de la capitale et à encourager les démarches de réhabilitation et de réinsertion des personnes en conflit avec la loi en ce moment où la justice congolaise voudrait renforcer l’humanisation du système carcéral.
Alain Ngabo ya Kajemba

