Un voile se lève sur le sort de plusieurs généraux et des dizaines d’officiers supérieurs des FARDC, interpellés depuis juillet dernier. Après des semaines de silence et de rumeurs, le porte-parole de l’armée a fait ce weekend à Kinshasa une clarification selon laquelle, tous les généraux concernés sont désormais en résidence surveillée, sous contrôle strict, mais officiellement à la disposition de l’auditorat général.
Le général Sylvain Ekenge s’est néanmoins gardé de tout commentaire sur le fond dans ce dossier explosif, révélateur des tensions et des complots contre le régime en place.
Complot contre le chef de l’État, tentative de coup d’État ou encore trahison, le dossier est particulièrement et concerne une dizaine de généraux, dont l’ancien chef d’état-major, le général Christian Tshiwewe une figure de proue.
Le général-major Sylvain Ekenge s’est limité à évoquer la gravité des accusations portées contre eux.
« Plusieurs officiers et généraux et supérieurs des FARDC sont interpelés pour des faits hautement répréhensibles, liés à la sécurité de l’État. Leur durée de détention est prolongée sous demande du parquet militaire qui mène les enquêtes.
C’est également la première fois que ces officiers supérieurs ont pu recevoir la visite de défenseurs des droits de l’homme, emmenés par Paul Nsapu, le président de la Commission nationale des droits de l’homme.
« Tous sont en bonne santé dans des conditions qui n’ont rien à voir avec les autres lieux d’enfermement. Les médecins les visitent, chacun avec ses petits problèmes et ils ont demandé un peu de souplesse pour qu’ils aient l’occasion de rencontrer leurs épouses. La Commission nationale des droits de l’homme va déployer des missions d’observation judiciaire lorsque les procès seront lancés ».
D’après ces responsables, dans l’attente d’une éventuelle date fixée pour l’examen de cette affaire devant la Haute cour militaire, leurs conditions de détention devraient être assouplies, avec notamment la possibilité de recevoir leurs proches.
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