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Kinshasa : Commémoration de l’an 2 du Génocide lié à la prédation en République Démocratique du Congo.

La République démocratique du Congo a commémoré le Génocost tous les 2 Août de l’année. Il s’agit d’un hommage aux victimes des tueries et violences liées à l’exploitation illicite des ressources congolaises.

En clair, le 2 Août rappelle les affrontements survenus à Kisangani, entre les armées ugandaises et rwandaises ayant provoqué des milliers de morts. La date est devenue le symbole de tous les crimes imprescriptibles perpétrés partout au Pays dans la quête effrénée des ressources minières, notamment.

Or, il est de notoriété publique qu’en cas d’affrontements armés, ce sont plus des femmes et enfants qui en pâtissent. Ainsi les violences faites aux femmes, surtout aux enfants recrutés à des fins militaires, sont prises en compte lors de cette Commémoration.

Certes la journée n’est pas encore reconnue par les Nations-Unies ni par la Communauté internationale en tant que telle. Mais la célébrer paraît comme un clin d’œil explicite à sa reconnaissance.
L’important est que les Congolais, dans leur diversité, et les familles des victimes surtout, dénoncent publiquement le sort réservé aux leurs indûment fauchés. Ils réclament que justice soit rendue et des réparations amorcées.

Que le Génocost soit un jour reconnu ou pas, sa commémoration relance le débat sur l’impunité en République Démocratique du Congo.

Ironie du sort, plusieurs auteurs des crimes dénoncés dans les rapports onusiens, tel le Mapping, demeurent au pouvoir à Kinshasa. D’autres sont dans l’armée nationale. D’autres encore opèrent dans des groupes armés ou rébellions soutenues de l’extérieur. D’autres, enfin, vivent paisiblement en dehors des frontières nationales et continentales.

Tous les auteurs des crimes en question ne jurent que par un silence imposable à tous en vue d’imposer la culture de l’impunité. Pourtant tout peuple oubliant à volonté son passé douloureux, au motif fallacieux de réconciliation, s’invite à le récidiver.

En définitive, il n’y a pas de paix véritable sans justice ni réparation. La République démocratique du Congo aspirant à la paix, ne devrait pas se dérober de la logique reconnue.

Faustin MULIRI MIRUHO

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